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Le blog du Salon des Vignerons à Olne

L'actualité du Salon des vins bio et naturels

Sans militantisme et encore moins sectarisme, nous souhaitons mettre en avant le travail de vignerons qui ont choisi, malgré le poids des réalités économiques, de produire des vins sans artifices, avec une réussite certaine, dans le respect de leur travail, de leur terre et des consommateurs. Nous ne pensons certainement pas détenir quelque vérité que ce soit mais c'est en tout cas celle à laquelle nous aimons croire. Ce sont aussi les vins que nous aimons déguster et partager.

Dégustation printanière dans le jardin ou dégustation des tastelynx n°2

Dégustations Posted on 30 Mai, 2010 11:20

Nous avions l’idée depuis un certain temps d’organiser des dégustations printanières, toujours dans le même esprit, celui qui anime l’initiative du salon des vignerons à Olne et donc ce blog: faire découvrir de vrais vins de vignerons à un maximum de personnes.

Initiative largement entamée lors du salon ces 16, 17 et 18 avril avec un nombre de visiteurs toujours important, malgré le premier WE de beau temps…

Ici, il s’agissait plutôt d’une dégustation « home sweet Home » à laquelle était conviée une vingtaine d’amateurs de bons vins, dont la plupart n’avait pas pu se rendre au salon!

On avait donc sélectionné une douzaine de bouteilles qui font « glouglou » vu le temps annoncé de 25°c et plein soleil…

Quelques pet nats rosés ou blancs, des rosés (secs ou demi-secs), des blancs, quelques rouges frais… Olnois mais aussi quelques belles bouteilles de vignerons travaillant dans le même esprit (Bianco Gentile d’Antoine Arena, Zéro Pointé de la Tour Grise, l’Hurluberlu de Sébastien David, Le puits d’Olivier Lemasson…).

Elles attendaient nos invités bien au frais!

L’occasion de faire découvrir l’accord irrésistible entre le Florine 07 de JF Ganevat et le comté bio de 30 mois…

Ont particulièrement été appréciées:

le Rosa, Rosé, Rosam de Damien Delecheneau

l’Achillée de René Mosse

le Rosé de Nicolas Renaud (Clos des Grillons)…

le Psyché blanc de Lucien Salani, comme en témoigne nos dégustateurs qui découvrait pour la première fois les vins naturels 🙂

Le « brin de Folie » de Frédéric Palacios

et le « French Wine is not Dead » d’Antony Tortul…

… à qui on pourrait dire qu’à l’issue de cette dégustation, Antony avait vu juste! Beaucoup de belles choses, des découvertes pour ceux qui ne connaissaient pas ou peu ce type de vins. On reverra on espère ces dégustateurs à Olne …

Certains en tout cas avaient le sourire à l’issue de la dégustation…

oui ça va, tu peux reprendre la fin de la bouteille pour ton BBQ ce soir ! 🙂



Olne 2010: la publicité se met en place!

Le Salon Posted on 21 Fév, 2010 11:10

La date approche à grands pas… plus que 2 mois pour s’organiser et tout finaliser!

Voici déjà que l’affiche et les flyers sont finalisés et seront disponibles vendredi.

N’hésitez pas à nous en demander pour nous aider à augmenter la portée médiatique de cet évènement!

Nous n’en manquerons pas:

1000 affiches au format A1

1000 affiches au format A2

15.000 flyers

500 invitations !

N’hésitez pas non plus à vous proposer pour nous filer un petit coup de main au salon… vous passerez un moment agréable dans une ambiance détendue et vous pourrez déguster gratuitement smiley



Lady Chasselas, le vin des garrigues

Dégustations Posted on 03 Jan, 2010 12:26

Non ce n’est pas Lady Gaga! La blonde très courte vêtue qui boit du Campari! Mais Mylène Bru, qui partage ses installations avec Paul Reder du domaine des Hautes Terres de Comberousse. Installée en 2008, ce sont ses tout premiers millésimes et ils sont prometteurs.

Nous avons dégusté ce blanc issu du seul cépage chasselas, rarement cultivé en Méditerranée. Les vignes sont situées sur des terres blanches calcaires caillouteuses.

Sa structure est très légère. D’après la vigneronne, c’est dû à la fois au cépage Chasselas mais aussi au millésime 2008 qui n’a pas été simple (grêle 6 jours avant les vendanges, tries…).

Elle le récolte à 11/12% vol juste quand il prend ses reflets dorés et qu’il lui reste encore un peu d’acidité d’où une sensation de vin digeste, de vin coulant mais aussi pour ceux qui aiment l’acidité, ils pourraient le trouve un peu mou. Le nez assez particulier développe des arômes de pain, de cire, de fruits à l’eau de vie (prune). Après aération (le lendemain), il s’est ouvert et fut alors plus floral. En bouche, il nous a semblé évanescent. Un vin qui nous semble idéal en été sous une tonnelle. vendu 9,5 euros.

La vigneronne produit aussi des rouges en Coteaux du Languedoc et un rosé vineux. Tout cela sera à déguster à Olne ces 16, 17 et 18 avril 2010.

Sur ce, nous vous souhaitons le meilleur pour l’an neuf!



Le bojo nouvo cette année c’est celui des Côtes de la Molière

Dégustations Posted on 19 Nov, 2009 18:24

Ca y est ! C’est fait: nous n’avons pas failli à la tradition… et avons dégusté le 3e jeudi du mois de novembre le célèbre beaujolais nouveau… Celui-ci est nature (tiens, tiens…): non chaptalisé (il ne titre « que » 12,5% d’alcool), vinifié, élevé et mis en bouteille sans soufre et sans additif. Mais il est surtout bon et simple: il goûte le raisin! quoi de plus normal finalement…

Une étiquette sobre, efficace… vient compléter le tout.

On a aimé ce « brut de cuve » évidemment… Bienvenue Isabelle et Bruno Perraud!

A l’année prochaine… smiley



Un Blanc bien Gourmant!

Dégustations Posted on 13 Nov, 2009 18:40

Un champagne issu du seul cépage Pinot Blanc, c’est bien rare… occasion idéale pour fêter la venue d’un petit nouveau dans la famiglia…

Des bulles très fines et un cordon continu. Au nez c’est original! Des fruits blancs mais surtout du pain grillé. En bouche, c’est équilibré, une acidité assez faible (on est sur 2003!), le vin n’est pas trop vif, on passe par des notes légèrement oxydatives, quelques amèrs et on termine sur des notes plus complexes difficilement descriptibles. Et oui quand on ne sait pas décrire, mieux vaut ne rien dire!

Un bien beau vin, épuisé. Gageons que Charles saura encore nous suprendre… Pour cela il faudra attendre le 16 avril 2010…



Cousin Oscar on se l’arrache!

Dégustations Posted on 08 Nov, 2009 19:44

La cuvée entrée de gamme de Jean-Marie Rimbert… une étiquette sympa, décalée.

Un vin de table… tiens tiens! Il titre 11°c d’alcool. Prime donc à la buvabilité! Un vin de comptoir… 100% cinsault et 80hl/ha.

Sans prétention et à boire à la régalade… vendu 4 euros, on ne comptera pas ses sous!



Retour aux sources

Dégustations Posted on 02 Nov, 2009 22:03

Cela aurait pu être le titre d’un beau roman… Pour nous, c’est l’histoire de deux alsaciens d’origine, Mireille et Pierre Mann (Mas des Caprices), qui ont choisi de faire leur « retour aux sources », « tout quitter pour recommencer. Travailler la terre, cultiver la vigne pour faire du vin, célébrer la nature, généreuse et riche en ce bassin Méditerranéen. Elever le vin, l’accompagner dans sa prime jeunesse pour qu’il puisse exhaler les mets, ravir les palais, et mûrir à travers les âges… Réjouir les sens par le verre et partager ce plaisir ».

Retour aux sources corbières 2007, c’est ce vin que nous avons dégusté, laissé par nos deux « planchistes » (clin d’oeil à Leucate, cet endroit idéal pour la pratique du windsurf). D’emblée, nous sommes séduits par ce nez intense de fruits rouges et d’épices, très « nature ». A l’aveugle, nous serions partis sur un vin de Geoffroy Marchand (Etoile du Matin). Nos deux alsaciens ont vinifié chez lui le temps d’un millésime, serait-ce celui-ci?

En bouche… on est pas déçu! Des tanins soyeux, de la mûre, de la réglisse… un beau fruité en rétro-olfaction, tel qu’on l’aime: l’envie d’y revenir… ou de faire son retour aux sources!



Première grande dégustation des Tastelynx: le chenin à l’honneur, ce cépage magnifique

Dégustations Posted on 25 Oct, 2009 14:48

Nous avions dans l’idée depuis un moment d’organiser des dégustations à l’aveugle. Après une nécessaire mise au point, le projet était lancé et c’était ce samedi 24 octobre que les « Tastelynx » se réunirent pour la première fois.

Le thème de cette première dégustation devait être simple à choisir puisque nous avions l’embarras du choix ! Force est de constater que certaines de nos plus grandes émotions de ces derniers temps le furent en dégustant des vins issus de … chenin ! Les anjou de René Mosse, ceux de Richard Leroy, les Montlouis de Damien Delecheneau, de feu Stéphane Cosssais, les Saumur de Romain Guiberteau … pour ne citer qu’eux, restent de grandes découvertes.

Le thème était choisi… restait à choisir les vins. Notre esprit de découverte l’emportant, nous voulions déguster le plus de vignerons possible. Après quelques recherches (notamment à la lecture du spécial Montlouis-sur-Loire du R&B) et quelques conseils prodigués par des spécialistes : Matthieu Gondard de V Marchand de Vins et Lolo Baraou.

Nous avons retenu 10 vins : 1 effervescent, 5 secs, 3 demi-secs, 1 moelleux.

1- Jérôme Saurigny – Vin de Table – 90 C (Pétillant Naturel) 2007

(Note moyenne : 10,75. Notes isolées de 10 à 14. Notre note : 12) 7e place.

Le vigneron :

En conversion bio depuis 2007, Jérôme et Sophie sont situés en plein coeur des grands vins blancs moelleux du Layon, à un jet de pierre des Quarts de Chaume et de Bonnezeaux, non loin de Rochefort et vinifient leurs vins de la manière la plus naturelle possible.

Le vin :

De couleur paille, le vin présente une effervescence, on est bien sur un Pet Nat !

Le nez est déroutant, sur les fruits blancs et les épices, une finale assez droite. C’est un vin assez sauvage, difficilement descriptible et qui a dérouté les dégustateurs.

2- Sébastien Brunet Renaissance 2007 (Vouvray)

(Note moyenne: 14. Notes isolées de 13 à 16. Notre note : 14). 3e place.

Le vigneron :

Sébastien Brunet est ‘LE jeune qui monte » à Vouvray. 2007 est son deuxième millésime.

Le vin :

Couleur paille à or, le nez est retenu au début, à l’aération on relève quelques notes alimentaires. En bouche, une matière riche sous-tendue par une bonne fraîcheur, c’est très pur. Un vin qui a plu à la majorité.

3- Clos Mélaric Bille de Roche 2007 (Saumur)

(Note moyenne: 12,4. Notes isolées de 12 à 13,5. Notre note :13,5). 6e place.

Le vigneron :

L’ensemble des vignes est travaillé en culture biologique. La récolte est réalisée en cagette afin d’éliminer les grappes non satisfaisantes d’un point de vu sanitaire mais aussi d’apporter le raisin entier au pressoir. Les fermentations lentes (levures indigènes) se terminent à la fin du printemps suivant les vendanges et ont lieu en pièce Vicard de 400 L (4 vins). Le fruit du Chenin et l’expression de ce terroir très calcaire sont ainsi privilégiés. Le vin est élevé sur ses lies mais aucun batonnage n’est effectué. L’objectif est de conserver le CO2 présent en forte quantité afin de ne pas ou peu sulfiter avant la mise en bouteille Produit sur 0,7 ha, « Billes de Roche » est issus de deux petites parcelles de Chenin situées sur la butte calcaire de Berrie, à l’extrême sud de l’appellation Saumur.

Le vin :

Une belle couleur que ce Saumur avec une belle brillance. Au nez, miel, abricots et en bouche du gras, de la rondeur. Un vin qui a moins plus que le précédent de par une acidité et une droiture moins importante.

4- Cyril Le Moing Les Gains de Maligné 2007 (Anjou)

(Note moyenne: 13,85. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note : 16,5). 4e place.

Le vigneron :

Cyril Le Moing est installé depuis 2003. Il est souvent cité comme faisant partie de « l’école Angéli » puisqu’il a appris à ses côtés. Cité par quelques uns de ses voisins – dont Richard Leroy – comme « nouvelle vague angevine », Cyril Le Moing exploite en micro-viticulture près de 2,5 ha. A la cave, très peu d’interventions, notamment pour les blancs. Après le pressurage, passage en barriques où les vins font leur malo. Ils sont ensuite mis en bouteille sans filtration et de manière douce. SO2 total de 22mg/l sur cette cuvée.

Le vin :

Le vin est très expressif, trop pour certains dégustateurs non habitués aux vins natures… Il dévoile des fruits jaunes très (très) mûrs, de la mirabelle. En bouche, l’attaque est douce, c’est vineux, c’est grand, pur, sur la pêche, l’abricot, une belle droiture. Beaucoup de plaisir et de caractère. Mon coup de cœur de la soirée !

5- Eric Nicolas du Domaine de Bellivière les rosiers 2007 (Jasnières)

(Note moyenne: 14,1. Notes isolées de 10 à 16,5. Notre note: 15,5). 2e place ex-aequo.

Le vigneron :

On ne présente plus le domaine de Bellivière (voir ici).

Le vin :

Le vin dévoile beaucoup d’élégance, des arômes de pierre à fusil, de silex, de miel, de fumé et de toasté. C’est très différent des vins dégustés précédemment. En bouche, des fruits blancs, c’est très pur, très équilibré, très fin mais ce n’est pas d’une immense longueur (dû aux jeunes vignes ?). Le vin a beaucoup plu.

6- Richard Leroy Noel de Montbenault 2006 (Anjou)

(Non noté)

Le vigneron :

Richard exploite comme un jardin deux terroirs : les noels de Montbenault (constitué de Rhyolites) et les Rouliers (schisteux-gréseux). Les terres sont travaillées en biodynamie, et le travail en cave est respectueux de la matière première : pressurage dès l’arrivée de la vendange et entonnage direct pour réalisation des fermentations alcooliques et malolactiques en barriques. Celles-ci sont souvent neuves, mais le soin apporté au choix des barriques et des tonneliers, l’énorme matière des jus, font que l’élevage se révèle finalement discret dans le vin. Autrement, aucun additif (pas de chaptalisation, d’acidification etc.) à part un très léger sulfitage à la mise en bouteille. Il fait des vins comme il les aime, lui qui est un grand dégustateur.

Le vin :

Nous nous réjouissions de le déguster et pensions qu’il allait emporter tous les suffrages. Le vin ne se goutait malheureusement pas bien ce soir là. Il était dans une phase très austère. Non noté.

7 Frantz Saumon Minéral + 2008 (Montlouis-sur-Loire) demi-sec

(Note moyenne: 14,65. Notes isolées de 13 à 18. Notre note : 14,5). 1ère place.

Le vigneron :

Frantz Saumon est formé au lycée viticole d’Amboise et ses maîtres à vinifier sont Marcel Lapierre et Jean Foillard. Il cultive 5 ha de vignes (dont les plus vieilles ont 100 ans) selon des méthodes proches de l’agriculture biologique.

Le vin :

Au nez, un côté fumé. En attaque, c’est vif et droit mais parfaitement équilibré entre richesse et acidité. Un vin qui sort du lot. Une petite merveille qui a convaincu la majorité des dégustateurs.

8 Damien Delecheneau (Grange Tiphaine) Les Grenouillères 2007 (Montlouis-sur-Loire) demi-sec

(Non noté)

Le vigneron :

Du sang neuf à Montlouis, il n’en manque pas et Damien est de ceux-là. La qualité de ses vins est saluée par ses pairs et ne cesse de progresser d’année en année. Le domaine est certifié ECOCERT depuis peu.

Le vin :

Le nez était très fermé et goutait la colle, le fruit était masqué. Ce n’était pas son jour car gouté il y a 6 mois, il se montrait exceptionnel. Non noté.

9 Vincent Carême le Clos 2006 (Vouvray) demi-sec

(Note moyenne: 13,75. Notes isolées de 12 à 17. Notre note: 14,5). 5e place.

Le vigneron :

Vincent Carême apporte du renouveau à cette appellation plutôt conservatrice. Tout comme François Chidaine, il réussit de magnifiques cuvées tout en respectant scrupuleusement son terroir. Sur un domaine de 13 hectares, il recherche la spontanéité et la transparence dans ses vignes. C’est un adepte des élevages longs afin d’obtenir plus de texture et de richesse, et d’en tirer toute la quintessence du cépage Chenin.

Le vin :

Un nez captivant de miel qui nous emmène chez l’apiculteur. La bouche est friande sur les fruits de pêche et de melon, elle se distingue en densité et en concentration, tout en gardant son élégance, son dynamisme… soutenu par une bonne acidité. Une expérience intéressante.

10 René Mosse le moelleux 2005 (Anjou)

(Note moyenne: 14,1. Notes isolées de 13 à 15,5. Notre note: 14). 2e place ex-aequo.

Le vigneron :

Nous renvoyons ici

Le vin :

Les barriques de ce vin ont été écartées afin d’en faire une cuvée de moelleux car il avait un trop fort potentiel pour finir en Anjou sec. Au nez, on reconnait la « patte » de René Mosse, un nez très typé coing. C’est un vin frais, d’un caractère affirmé, doté d’une bonne richesse sans présenter trop de sucres (50 gr de sucres résiduels) et d’une bonne acidité. Pour terminer, nous l’avons trouvé désaltérant.



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